THIS FILM SHOULD NOT EXIST

A film by Gisella Albertini, Massimo Scocca, Nicolas Drolc

a coproduction between Bo Fidelity Cineproduzioni & Les Films Furax - ITALY / FRANCE - 1995-2020

with BEN WALLERS / SIMON STEPHENS / GREG, JACK & ERIC OBLIVIAN / TIM WARREN

DAVE & PAT DATBLYGU

A comprehensive portrait of the legendary art-punk outfit from Edinburgh whose confrontational lyrical stylings, explosive creativity and commitment to deconstructionism have elicited comparisons with Ween, Joy Division, Sonic Youth, The Fall and even satirist Jonathan Swift. Led by eccentric frontman Ben Wallers - also known as ‘The Rebel’ - Country Teasers roared out of the 90s with a sound that has been described as ‘evil country’, a provocative, ironic noise unleashed in notoriously anarchic live shows that blur the line between drunken unprofessionalism and performance art. In an attempt to pin down their chaotic energy, This Film Shouldn’t Exist blends old and new unreleased live footage with interviews with Wallers and former bass player and successful playwright Simon Stephens, plus appearance from scene experts like Eric Friedl, Greg Cartwright and Jack Yarber from lo-fi garage trio the Oblivians, Tim Warren of garage-punk label Crypt Records, and Pat Morgan and David R. Edwards of Datblygu, one the most influential bands in modern Welsh-language music and Wallers’ artistic heroes.


« This film should not exist », ou la douce histoire des Country Teasers, petite parabole de notre monde fracassé

Dans « This film should not exist », on prétexte de suivre les Country Teasers, génial groupe obscur des 90’s, pour finalement descendre dans les tréfonds de la mélancolie tonitruante. Un grand film, actuellement en festivals, de Gisella Albertini, Massimo Scocca et Nicolas Drolc.

 

Ça commence par du fracas, et encore du fracas, du son, de l’incroyable son, grungy à la monsieur Jourdain (les Country Teasers, dont il est question ici, vivaient en ces années 1990 sur leur île écossaise, à Edimbourg, fort loin de Seattle, et se moquaient bien des vertes vallées de la côte pacifique US), et ça se poursuit par des images pourries, et encore du boucan, et de l’ambiance bière-riff. On se dit, un documentaire sur le rock should not be comme ça, plus maintenant, plus aujourd’hui — images éculées, boum-tchack déjà vu, essoré. Et puis, si. Heureusement qu’il existe, ce Film should not exist. Il est même la quintessence du rock ’n’ roll, bazar et mélancolie, nostalgie et tonitruances. Foutraque, une prise et coup-de-pied-au-cul go go go.

 

This film should not exist retrace la vie à la mort des Country Teasers, plus lumineux groupe obscur des années 1990. Un combo emmené par un type qui faisait (fait) aucun effort pour se rendre frontman, Ben Wallers (même ici, devant la caméra de Gisella Albertini, Massimo Scocca et Nicolas Drolc, Ben fait son Ben, il répond à côté, et on va comprendre que le à côté, c’est la vie même) ; un Ben Waller dont les accords destructurés sonnaient plus punk que toutes les nirvaneries, et dont la voix nasale valait bien celle du Kurt. Les Country Teasers, éminence grise de Crypt Rds (on aperçoit ici, d’ailleurs, l’âme du label, avec moins de cheveux, mais toujours dans la bataille : Tim Warren).

 

Qui n’a pas pleuré sur le Spiderman In The Flesh des Country Teasers n’a jamais pleuré. Qui n’a pas souri à Life Is A Rehearsal ne connait rien à la vie. Qui n’a jamais écouté Ben et ses Teasers n’a jamais rien entendu d’aussi fou. This film should not exist raconte donc ça : une merveilleuse comptine que personne ne connait, et dont le monde, tout préoccupé à son couvre-feu, se contre-fout. Et plus on avance dans This film should not exist et plus on sonde l’âme de Ben, on voit son copain, l’autre guitariste, Simon Stephens, devenu depuis dramaturge à succès, belle chemise, belle gueule et belle bibliothèque, mais qui reste habité, qui reste sous le charme, à la recherche de son passé, comme nous de nos fantômes ; on voit celui qui est mort, à droite sur la photo, et on découvre Ben aujourd’hui sur son chariot Jardiland. Ben, génie à la Billy Childish et manutentionnaire du rock. C’est d’une infinie beauté tout ça. A pleurer, littéralement.

 

DAVID DUFRESNE


 If the Country Teasers are to be remembered, and they must be, the first thing memory will keep is the image of a hat and a pair of big glasses on a whippersnapper in a suit.

 To be more serious, we'll always remember the sounds of a collection of fabulous songs - pure country music disguised as iconoclastic, bumpy and dissonant garage rock.

 And also the scandalously top quality lyrics in which cruelty vies with delicacy in shocking but perfectly chiselled literature.

 

Above all, we'll remember Ben Wallers who wrote all these songs.

 

'Country Teasers this film should not exist' works a bit like a bank robbery on us. We THINK we're watching a film which ticks all the right rock documentary boxes - archive footage from the orgiastic 1995 tour with The Oblivians and the Crypt label's blessing, stories of everyday life, bitter reports on life journeys, etc. - then, halfway through and with a delicately insistent grin, the film takes us somewhere else completely to get lost in a forest. In this way it definitely echoes and follows the artistic path taken by Ben Wallers, this documentary's lead character.

 

It is the portrait of this man, an important artist, underground group leader and genius marksman, that we see before us.


Si l'on doit se souvenir des Country Teasers, et on le doit, on en gardera tout d'abord l'image d'un chapeau et d'une paire de grosses lunettes posés sur un freluquet en costume.

Si l'on veut être plus sérieux, on en gardera à l'oreille une collection de chansons magnifiques, de pure country music travestie en garage rock iconoclaste, heurté et dissonant.

Et la scandaleuse qualité d'écriture des textes, où la cruauté se dispute à la délicatesse, une littérature choquante parfaitement ciselée.

 

On se souviendra surtout de Ben Wallers, l'auteur de ces chansons.

 

This film should not exist agit tel un braquage de banque. On croit regarder un film cochant toutes les cases du documentaire rock -images d'archives de la tournée 1995, orgiaque, aux côtés de The Oblivians et sous la bénédiction du label Crypt, récits de vie, retours amers sur itinéraires, etc...- puis, à mi-chemin et avec un rictus délicatement appuyé, l'objet nous emmène ailleurs pour nous perdre en forêt. En cela il épouse certainement le parcours artistique de Ben Wallers, personnage central du documentaire.

 

C'est le portrait de cet homme, artiste important, chef d'orchestre souterrain et franc tireur génial, qui est sous nos yeux.


PROCHAINES PROJECTIONS / NEXT SCREENINGS

 2020 :

CALGARY UNDERGROUND FILM FESTIVAL 2020 (CA)

MELBOURNE DOCUMENTARY FILM FESTIVAL 2020 (OZ)

RISING SUN FILM FEST (JAPAN)

POP MUTATIONS 2020 (UK)

ROCK THIS TOWN 2020 PAU FR

FIFIGROT 2020 TOULOUSE FR

GONERFEST - Memphis (TN)

FAME Film & Music film Festival - Paris FR 

 

2021 : 

22/02/21 : SEEYOUSOUND film festival - Torino (IT)

14/04/21 : FILMFEST BREMEN - Bremen (DE)

09/06/21 : Rio Cinema - London (UK) Doc'N'Roll film Fest - Q&A w/ Benedict Wallers

18/06/21 : The Lexington Club - London (UK) 

30/08/21 : Worm - ROTTERDAM (NL)

05/09/21 : Cinéma le Maintenon - Bagnères de Bigorre - carte blanche à David Dufresne

07/09/21 : Fanfulla 5/A - "Kinema Fanfulla" Roma Est (IT)